Probe bet
Miser au turn dans le relanceur préflop après qu'il a checké le flop. Son check a capé sa range, et le probe attaque ce plafond.
Le cutoff relance, vous payez en big blind, et le flop est checké des deux côtés. Le turn arrive et vous misez. C'est un probe : un lead dans l'agresseur préflop après qu'il a renoncé à sa continuation bet, et l'une des mises les plus régulièrement rentables dont dispose un joueur hors de position.
La raison tient à ce que son check vous a dit. Un joueur qui ouvre préflop puis checke le flop n'a presque jamais une main forte — avec top paire ou mieux il aurait misé, parce que c'est ainsi que ces mains gagnent de l'argent. Sa range est capée : paires moyennes, ace-high, et beaucoup de mains qui ont complètement raté. Face à une range capée, une mise au turn emporte le pot immédiatement bien plus souvent qu'elle ne le devrait, et les mains qui paient sont en général lisibles à la river.
La taille suit la même logique. Comme vous attaquez de la faiblesse plutôt que de protéger de l'équité, un probe n'a pas besoin d'être gros — un tiers à la moitié du pot le prend assez souvent et garde le prix de l'échec bas. Sur les boards où la carte du turn vous favorise spécifiquement, plus gros fonctionne aussi.
L'erreur est de prober sans discernement. Certains adversaires checkent délibérément le flop avec des mains fortes, et contre eux le probe fonce dans une relance. Et sur un board dont le flop checké touchait de toute façon leur range — as-high, roi-high — le check a autant de chances d'être un piège qu'un abandon, donc la range n'est pas aussi capée que la règle générale le laisse croire.
FAQ
Qu'est-ce qu'un probe bet au poker ?
Une mise faite au turn dans le relanceur préflop après qu'il a checké le flop. Sa décision de ne pas faire de continuation bet cape sa range, donc miser contre elle emporte le pot immédiatement bien plus souvent qu'un bluff ordinaire.
Quelle taille pour un probe bet ?
Petite suffit en général — un tiers à la moitié du pot. Vous attaquez une range qui a déjà montré de la faiblesse, la mise n'a donc pas besoin de faire payer les tirages ni de protéger l'équité, et une petite taille limite le coût des échecs.
Quand ne faut-il pas prober ?
Contre les adversaires qui checkent délibérément des mains fortes, et sur les boards que le flop checké favorisait de toute façon — as-high et roi-high. Le check y est autant un piège qu'un abandon, et la range n'est pas réellement capée.