C-bet
Continuation bet. Le raiser preflop bet à nouveau au flop.
Vous raise depuis le cutoff avec A-K, la big blind call, et le flop tombe 7-4-2 rainbow. Pas de paire, mais vous tenez toujours ace-high avec deux overcards, et vous bet quand même. C'est le c-bet. Vous bet sur la force de votre raise preflop plus que sur votre main : le range de la big blind est plein de mains comme Q-9 et J-8 qui ont raté ce board et ne tiennent qu'une high card plus faible.
Ça marche parce que c'est une pression bon marché. Vous continuez à peser après le flop même avec de l'air, et heads-up sur un board sec ça fold assez souvent pour être rentable tout seul — vous n'avez pas besoin de vous améliorer pour gagner le pot. Ça entraîne aussi les adversaires à fold face à vos bets avant même de savoir ce que vous tenez, ce qui vous laisse de la marge pour continuer à tirer sur les streets suivantes.
Les débutants le tirent en pilote automatique, à chaque flop, peu importe le board ou le nombre de joueurs encore présents. Un pot à trois sur J-9-8 two-tone est un mauvais spot pour bluff : trop de mains touchent cette texture, et à deux adversaires quelqu'un a généralement un morceau. Le c-bet se justifie en punissant les mains ratées sur des boards qui favorisent le raiser. Sur un board chargé de draws et de paires, ou face à une foule qui ne lâche rien, le même bet ne fait que nourrir de jetons un champ de joueurs qui call.
Spots d'entraînement
De vraies mains où ce terme décide du coup.
- 87s sur A♠ 8♦ 3♣, on vous check — miser ou checker ?
- QQ sur K♠ Q♥ 5♥, on vous check — petite mise, grosse mise ou check ?
- AQo sur T♦ 7♠ 2♣ 3♦, on vous check — miser ou checker ?
- AKo sur A♦ 7♣ 2♠, on vous check — miser ou checker ?
- AKo sur K♠ 9♥ 6♥, on vous check — miser ou checker ?
- 98o sur K♥ 9♣ 4♠, on vous check — petite mise, grosse mise ou check ?