Heads-up
Un contre un. Les blindes échangent leurs rôles — le bouton est la petite blinde et parle en premier préflop, en dernier ensuite — et les ranges explosent.
Le heads-up, c'est le même jeu à deux joueurs avec une différence structurelle qui piège tout le monde : le bouton poste la petite blinde. Donc le bouton parle en premier avant le flop et en dernier sur chaque rue après — l'inverse de l'ordre à table pleine, et la raison pour laquelle les premières mains en heads-up semblent bancales.
Tout le reste découle de l'arithmétique de deux joueurs. Il n'y a pas de sièges à traverser en couchant, donc vous êtes dans une blinde chaque main et vous payez pour attendre. Une range qui joue quinze pour cent des mains à table pleine est injouable ici : le bouton ouvre autour de quatre-vingts pour cent et la big blind défend avec l'essentiel du reste. Des mains qui sont des déchets en six-max — king-four dépareillé, seven-five assorti — sont des cartes ordinaires ici, parce que la seule question est de battre une main au hasard, pas cinq.
Ça réduit aussi le jeu à ce qu'il a de plus dur. Aucun troisième joueur ne se couche pour vous sortir d'affaire, donc chaque pot est un duel tranché par celui qui lit le mieux. L'agression récompense plus et punit plus, et la profondeur change tout : sous une quinzaine de blindes, le heads-up se réduit au push or fold.
L'erreur du débutant est d'apporter des ranges de full ring à une table heads-up. Coucher la petite blinde soixante-dix pour cent du temps donne une blinde et demie par orbite à quelqu'un qui n'a aucune obligation de vous montrer une main, et il faut très peu d'orbites pour que cela seul soit toute la perte.
FAQ
Qui est la petite blinde en heads-up ?
Le bouton. Dans une partie à deux, le donneur poste la petite blinde et l'autre la grosse, donc le bouton parle en premier avant le flop et en dernier sur chaque rue ensuite — l'inverse de l'ordre à table pleine.
Jusqu'où faut-il jouer large en heads-up ?
Bien plus large qu'à table pleine. Le bouton ouvre autour de quatre-vingts pour cent des mains et la big blind défend avec l'essentiel du reste. Vous êtes dans une blinde chaque main : se coucher jusqu'au profit n'est pas une option.
Pourquoi le heads-up est-il plus difficile ?
Parce que personne d'autre ne peut se coucher. Chaque pot est un duel tranché par la lecture, les mains marginales se jouent au lieu de passer, et les erreurs se répètent à chaque main au lieu d'une fois par orbite.